extrait du site d'Actup Paris : http://www.actupp.org/article247.html  nouvelles molécules Le tenofovir est un analogue nucléotidique nouveau. Le résultat à 24 semaines d'une étude clinique de phase III montre que le produit est efficace, qu'il est utilisable avec intérêt chez des personnes ayant accumulé des résistances nombreuses et qu'il provoque fort peu d'effets secondaires. Du fait de sa constitution de nucléotide au lieu de nucléoside, on peut aussi en attendre éventuellement une toxicité moindre. Note : A- Le t20 fait couler beaucoup d'encre et surtout déchaîne les activistes. L'EATG, dans sa conférence de presse, a rappelé les insuffisances de Roche, le laboratoire fabricant, en matière d'accès à cette nouvelle molécule principalement à cause de la manière dont les inclusions se sont passées dans les essais en cours et du retard pris dans le programme de production d'une molécule tant attendue par les personnes en échappement. Note : A- Le tipranavir, une nouvelle antiprotéase originale, semble prometteur et intéressant. Il est testé actuellement avec l'ajout d'un booster classique, le ritonavir afin d'améliorer sa biodisponibilité et présente lui aussi un profil intéressant contre les virus devenus résistants aux molécules classiques. Note : B L'atazanavir ou BMS232632 est aussi une nouvelle antiprotéase. Après 48 semaines d'un essai thérapeutique où il est associé au d4T et au 3TC, il montre une efficacité comparable au nelfinavir. Il a lui aussi un profil intéressant pour lutter contre des virus devenus résistants à d'autres IP mais surtout, il provoque beaucoup moins de remontées des triglycérides et du cholestérol. Tiendrait-on là une solution aux lipodystrophies ? Il est prématuré de répondre à cette question, d'autant qu'il pourrait provoquer d'autres désordres (3 cas de bilirubinémie dans le groupe ayant testé la plus forte dose). Note : B+ L'imtricitabine ou FTC est un nouvel analogue nucléosidique. Note : C D'autres présentations permettent de rappeler que le Kaletra (lopinavir et ritonavir comme booster) donne des résultats comparables aux autres IP, n'a pas une efficacité particulière contre les virus résistants à la classe des IP, ni un intérêt particulier en termes d'effets secondaires mais permet de réduire le nombre de prises de médicament journalières. Il bénéficie surtout d'une offensive marketing remarquable d'Abott, son laboratoire producteur. Indinavir plus ritonavir en booster permet de supprimer les contraintes alimentaires (prise à jeûn) liées à cet IP très classique. L'hydroxyurée (Hydrea) reste un produit très controversé à cause de sa toxicité. Cependant, s'il ne montre pas beaucoup d'intérêt lors d'un premier traitement, il semble intéressant particulièrement chez les personnes longuement traitées chez qui il apporte un complément d'efficacité, voire une solution de thérapie de sauvetage. Enfin, cité par Robert Murphy comme le « Rookie of the year », le petit laboratoire TIBOTEC propose des produits nouveaux. Ainsi, le TMC 125 est un nouvel antiviral (INNTI) dont l'efficacité est comparable au Sustiva selon les premières études du produit. Il nous reste à surveiller de près la production de cette firme qui a encore quelques idées dans ses cartons. Une mention particulière pour ce poster de l'hôpital Ramon y Cajal de Madrid qui a démontré, statistiques irréfutables à l'appui, l'importance de la communication entre médecin et malade dans l'adhérence des patients au traitement. On mesurait ici simplement le temps passé par les praticiens avec leurs patients. A faire lire de toute urgence à tous nos dirigeants et comptables des services de santé. |