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à ce jour, le 8 Septembre 2002 : On attend quoi d'autre ?

 

  Découverte d'un nouveau composé naturel anti-VIH / Juillet 2002  
 
Chez beaucoup de gens, les médicaments anti-VIH actuels permettent d'obtenir -- du moins pour un certain temps -- une rémission en ralentissant l'évolution de la maladie. Ces médicaments présentent toutefois des limites qui comprennent une vaste gamme d'effets secondaires et de toxicités en plus de l'incapacité de guérir l'infection au VIH. Les recherches pour des traitements plus puissants et plus sécuritaires se poursuivent. Les chercheurs pourraient peut-être s'inspirer du système immunitaire. À Milan, en Italie, une équipe de chercheurs a découvert qu'un groupe de cellules immunitaires appelées macrophages produit un ou plusieurs composés qui peuvent protéger divers types de cellules du virus. D'autres recherches s'imposent pour aider à déterminer cette substance ainsi que les traitements qui pourraient déclencher cette production chez les personnes vivant avec le VIH.

RÉFÉRENCE
Verani A, Sironi F, Siccardi AG, et al. Inhibition of CXCR4-Tropic HIV-1 Infection by Lipopolysaccharide: Evidence of Different Mechanisms in Macrophages and T Lymphocytes. Journal of Immunology 2002;168(12):6388-6395.

 

  Accélérer la réponse immunitaire  / Juillet 2002  
 
Il ne sera pas facile de mettre au point un vaccin efficace contre l'infection au VIH. Les chercheurs ne s'entendent pas sur la meilleure façon de stimuler le système immunitaire pour bloquer l'infection au VIH, et les discussions sur les mérites de l'utilisation des cellules CD4+ et CD8+ et/ou les anticorps anti-VIH n'en finissent pas. Le problème des anticorps anti-VIH dans le sang est qu'ils peuvent en fait aider le VIH à infecter des cellules. Les anticorps anti- VIH n'éliminent les niveaux du virus que dans une certaine mesure. Norman Letvin et ses collègues, chercheurs de l'université Harvard, tiennent compte des dernières percées dans le domaine de l'immunologie du VIH/sida; d'ailleurs dans un article de synthèse, ils plaident fortement en faveur d'un vaccin contre le sida qui stimule l'activité antivirale des cellules CD8+. Ce genre de vaccin peut être utile dans le traitement de personnes séropositives.

RÉFÉRENCE
Letvin N, Barouch D and Montefiori DC. Annual Review of Immunology 2002;20:73-99.

 

  La réinvention de Remune   / Juillet 2002  
 
Remune -- un vaccin contre le VIH testé sur des humains depuis la fin des années 1980 -- n'a pas vraiment satisfait les attentes d'une grande partie des gens. Ce n'est peut-être pas surprenant compte tenu de la nature de l'un de ses composés appelé IFA (adjuvant incomplet de Freund). Certains chercheurs se doutent que l'utilisation de IFA peut amener le système immunitaire à ne pas réagir correctement à Remune et autres vaccins conçus pour lutter contre les infections intracellulaires. C'est ainsi que des chercheurs en Israël ont remplacé le IFA du Remune par de petites quantités de matériel génétique appelées CpG. Au moment d'expériences avec cette version nouvelle et améliorée de Remune sur des souris infectées, le vaccin amélioré a mieux réagie au VIH que l'ancienne version contenant du IFA. Bien que les résultats semblent prometteurs, il n'est pas certain que le fabricant de Remune, la Immune Response Corporation, a suffisamment de fonds pour un autre essai clinique humain.

RÉFÉRENCE
Ayash-Rashkovsky M, Weisman Z, Diveley J et al. Generation of Th1 immune responses to inactivated, gp120-depleted HIV-1 in mice with a dominant Th2 biased immune profile via imunostimulatory oligonucleotides-relevance to AIDS vaccines in developing countries. Vaccine 2002;20:2684-26892.

 Tous ces articles sont parus dans l'excellent site canadien Catie : http://www.catie.ca

 
Pfizer prépare un nouveau médicament contre le SIDA  
Le groupe pharmaceutique Pfizer est en train de préparer un nouveau traitement contre le HIV-SIDA, qui bénéficiera des enseignements des études sur les personnes qui résistent naturellement au virus HIV, notamment des prostituées africaines qui n'ont jamais été infectées.

Selon les Echos, ce nouveau médicament serait "révolutionnaire".

Pour John La Mattina, vice-président du laboratoire, "
C'est une priorité pour Pfizer, car nous avons le sentiment que nous contribuerions ainsi grandement au progrès de la médecine dans ce domaine".

D'autres laboratoires travaillent sur des traitements semblables.

Mis en ligne le 03 juin 2002 par http://www.gay.com
 
Des chercheurs dévoilent un nouveau vaccin  
À Barcelone, à la Conférence internationale sur le sida, lundi matin, la société américaine VaxGen a dévoilé son vaccin contre le sida, sans toutefois en présenter les détails. Selon les responsables de la recherche, les seuls à mener depuis 1998 un essai sur l'homme, les résultats seraient optimistes. Ils songent d'ailleurs déjà à la façon dont le vaccin, baptisé AIDSVAX, pourra être distribué.

Les essais de ce vaccin ont été portés sur 5000 volontaires aux États-Unis, au Canada, aux Pays-Bas et à Porto Rico. Il permet au système immunitaire de fabriquer des anticorps qui s'accrochent à une protéine présente à la surface du virus et empêche le virus de se propager à d'autres cellules. Mais bien que ce vaccin ait été une réussite lors des tests sur des chimpanzés, plusieurs scientifiques restent sceptiques quand à l'efficacité de ce dernier chez l'homme.

Par ailleurs, un nouveau médicament contre le sida a été présenté. Il s'agit du T-20 qui sera mis sur le marché l'an prochain par les Laboratoires suisses Roche. Certains aspects de sa commercialisation sont déjà contestés. Comme les autres médicaments anti-sida, son prix le rendrait inaccessible aux malades des pays pauvres. En guise de protestation, l'association Act Up a mis à sac le kiosque des Laboratoires Roche à Barcelone.

Cette 14e Conférence internationale sur le sida s'est ouverte dimanche. Elle doit accueillir plusieurs militants et personnalités de renom, dont les anciens présidents étatsunien Bill Clinton et sud-africain Nelson Mandela, qui se sont mis d'accord sur la nécessité de mettre à la disposition des pays les plus pauvres des médicaments génériques à faible coût. Durant les cinq jours de cette rencontre, on examinera l'état d'avancement de la recherche scientifique en matière de médicaments, les nouveaux traitements et la simplication des thérapies antirétrovirales.

Source : http://radio-canada.ca

 


LES ESSAIS VACCINAUX - LES VACCINS ANTI-VIH

Tiré de http://www.sero-zero.qc.ca

  • Introduction
  • C'est quoi un vaccin ?
  • Un vaccin contre le VIH, pas si simple que cela !
  • C'est pour quand le vaccin contre le VIH ?
  • C'est quoi les essais cliniques ?
  • L'état de la recherche ?
  • Les essais vaccinaux sont-ils dangereux ?
  • Est-ce qu'un vaccin règlera le problème ?
  • Les ressources
La mise au point d'un vaccin contre le VIH est un défi scientifique de taille. Déjà en 1983, le Department of Health and Human Services des États-Unis prédit la commercialisation d'un vaccin dans les prochaines années.

En 1986 commencent les premiers essais cliniques en vue de la préparation d'un vaccin anti-VIH. Treize ans plus tard, on estime que plus de 30 vaccins contre le VIH ont été évalués à travers le monde.

Nous espérons tous le développement d'un vaccin contre le VIH. Un vaccin qui nous protègera contre ce virus qui mène au sida. Mais sais-tu ce que signifie un essai vaccinal? Ses différentes étapes? Les difficultés rencontrées par la science? ACTION SÉRO ZÉRO a préparé ce dépliant en espérant qu'il répondra à quelques-unes de tes questions!
 

 

C'EST QUOI UN VACCIN ?
 
Un vaccin est fait à partir de l'agent infectieux (c'est-à-dire du virus ou de la bactérie). Certains vaccins sont faits à partir du virus vivant tandis que d'autres seront développés à partir d’éléments synthétiques (c'est-à-dire reproduit artificiellement en laboratoire).

 

Introduit dans le corps humain, le vaccin provoque une réaction semblable à celle qu'aurait provoqué l'infection par la bactérie ou le virus. Selon le degré d'efficacité du produit, la personne qui reçoit le vaccin va développer une résistance contre l'agent dangereux (par exemple contre le VIH). Le corps fabrique des défenses (anticorps) capables de protéger les personnes vaccinées pendant une période variable (de quelques mois à quelques années). Ainsi, le risque qu'elles contractent la maladie pendant cette période serait sensiblement réduit selon le degré d'efficacité du vaccin.
 

 

UN VACCIN CONTRE LE VIH, PAS AUSSI SIMPLE QUE CELA !
 
Ces dernières années, la recherche scientifique a permis de mieux comprendre le comportement du virus du sida, sa structure et son mode de reproduction. Mais la bataille est loin d'être gagnée.

 

Il faut dire que le virus du VIH n'est pas simple. Il se divise en deux souches: le VIH-1 et le VIH-2. Ces deux souches se divisent elles aussi, en plusieurs sous-groupes. Rien pour simplifier la vie des chercheurs. De plus, le virus se transforme et semble s'adapter à certains traitements. En sera-t-il de même pour un vaccin?
 
C'EST POUR QUAND LE VACCIN CONTRE LE VIH ?
  • Il est impossible de répondre aujourd'hui à cette question.
  • Nous sommes toujours à la recherche d'un vaccin pour prévenir le VIH.
  • Les recherches pour développer un vaccin anti-VIH prendront encore plusieurs années, sinon des décennies, pour autant qu'on puisse en développer un.
  • Le VIH se transforme constamment. Jusqu'à présent, il a déjoué à peu près tous les traitements découverts pour lui barrer la route.
  • Un essai vaccinal ne veut pas dire qu'une solution définitive sera bientôt trouvée.
     

 

C'EST QUOI LES ESSAIS CLINIQUES ?
 
Pour obtenir l'autorisation de distribuer un vaccin auprès de la population, on doit soumettre le produit à différents essais. De la phase I à la phase III, les chercheurs vérifient sur des êtres humains, la sécurité, le dosage et l'efficacité du vaccin. C'est seulement après avoir réussi successivement ces trois phases que le vaccin pourra être commercialisé. Dans certains cas, des études supplémentaires peuvent être nécessaires.

 

Pendant les essais, on administre à certains participants le vaccin tandis qu'à d'autres, on injecte une substance neutre qu'on appelle un placebo. Les participants ne savent jamais si ils reçoivent le vaccin ou le produit ne contenant pas le vaccin.

 

PHASE I Les essais de phase I sont des essais initiaux qui visent à s'assurer de la sécurité du vaccin. C'est la première utilisation du vaccin chez l'homme.

 

PHASE II Durant la phase II, les essais servent à évaluer encore davantage la sécurité, les dosages et le potentiel de protection du produit.

 

PHASE III Les essais de phase III ont pour but de contrôler si l'on protège vraiment une population en vaccinant un grand nombre de personnes. Les résultats de ces études forment le coeur du dossier d'appro-bation par les autorités réglementaires en santé.
 

 

L'ÉTAT DE LA RECHERCHE ?
 
La recherche progresse rapidement. Nous avons beaucoup appris sur le sida dans une période de temps relativement courte. Mais n'oublions pas que le développement d'un vaccin se mesure habituellement en dizaines d'années

 

Un essai vaccinal est entré en phase III pour la première fois aux États-Unis en 1998 et à Montréal, en 1999. Le prototype du vaccin AIDSVAX B/B sera injecté à plus de 5000 hommes gais ou bisexuels séronégatifs nord-américains dont 100 à Montréal.

 

Au cours des prochaines années, de nouveaux essais cliniques de phase III pour d'autres vaccins anti-VIH doivent débuter à travers le monde.
 

 

LES ESSAIS VACCINAUX SONT-ILS DANGEREUX ?
 
Si le vaccin n'est pas fait à partir du virus vivant, il ne peut pas contaminer les personnes qui participent à l'étude. C'est le cas du vaccin AIDSVAX B/B qui est fait à partir de certains éléments synthétiques du virus.

 

Les essais de phase III comportent peu de risques vitaux pour les participants. Toutefois, ces expériences peuvent causer d'autres risques mineurs, par exemple de légères douleurs au bras quelques heures après la vaccination.

 

Les effets à long terme d'un vaccin au stade expérimental ne sont pas connus. Qu'arrivera-t-il dans vingt ans ? Personne n'est en mesure de le savoir vraiment. Les participants doivent donc être bien informés avant de s'engager dans de tels essais.
 

 

EST-CE QU'UN VACCIN RÈGLERA LE PROBLÈME ?
 
Pas avant plusieurs années ! (bon, donc, faut tenir bon, les gars ! mdlr) Parce qu'un vaccin qui protègera toute la population contre le sida n'est pas sur le point d'être commercialisé. Un vaccin efficace uniquement à 25%, 35% ou même 60% ne règlera pas la question du sida.

 

Pour l'instant, rien n'indique que les chercheurs découvriront un vaccin qui permettra de crier victoire ! ( ceci dit, rien n'indiquait non plus la fabuleuse - et soudaine- arrivée des trithérapies, alors gardons espoir ! mdlr) La science progresse rapidement mais le VIH est un virus complexe.

 


Ressources

 


1) Sources canadiennes d'information sur les traitements


2) Sources françaises d'information sur les traitements


3) Sources générales et internationales

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